Les vaccins obligatoires et recommandés en 2025
Orion Santé

Quels sont les nouveaux vaccins obligatoires en 2025 ?
En 2025, la vaccination contre les infections à méningocoques des sérogroupes A, B, W et Y devient obligatoire pour les nourrissons de moins d'un an qui sont les premiers concernés par la vaccination.
• Le vaccin contre les méningocoques ACWY, remplace l'ancien vaccin contre le méningocoque C déjà obligatoire depuis 2018.
• Le vaccin contre le méningocoque B auparavant seulement recommandé devient obligatoire.
L'objectif est clair : renforcer l'immunisation contre ces bactéries responsables de méningites sévères. Les autorités sanitaires ont constaté une hausse des cas, notamment chez les jeunes enfants, justifiant cette décision.
Vaccinations recommandées : quelles nouveautés ?
Le vaccin pneumococcique voit son champ d'application s'élargir. Désormais recommandé dès 65 ans, il vise à réduire les infections invasives a pneumocoque, en forte augmentation chez les seniors. En 2022, près de 60% des cas graves concernaient cette tranche d’âge.
Le vaccin contre le VRS à partir de 75 ans, ainsi que pour les 65 ans et + présentant des pathologies respiratoires ou cardiaques chroniques.
Les vaccins tétravalents ACWY contre les méningocoques recommandés pour les 11- 14 ans, rattrapage possible chez les 15-24 ans.
Le vaccin Schingrix®contre le zona pour les plus de 65 ans.
La campagne vaccinale contre la grippe et la COVID-19 est prolongée jusqu'à fin février 2025. Cette prolongation permet d'optimiser la couverture vaccinale, en particulier chez les populations à risque.
Une étude récente montre que 65% des hospitalisations liées à la grippe concernaient des personnes non vaccinées.
Pourquoi ces évolutions du calendrier vaccinal ?
Les modifications du calendrier vaccinal ne sont pas prises à la légère. Elles s'appuient sur des données épidémiologiques et des études cliniques montrant l'urgence de renforcer certaines immunisations.
La France observe depuis 2022 une augmentation des cas de méningites à méningocoques, en particulier des sérogroupes W et Y. Ces infections, souvent sévères, entrainent des complications neurologiques et un taux de mortalité élevé. Pour limiter leur propagation, les experts en santé publique ont rendu obligatoire cette vaccination dès le plus jeune âge.
Concernant la vaccination antipneumococcique, les chiffres parlent d'eux-mêmes : en 2022, le taux d'incidence des infections invasives a pneumocoques était de 19,2 pour 100 000 habitants chez les seniors, contre 11,9 en 2021. L'intégration systématique de ce vaccin pour les plus de 65 ans permet de limiter les complications respiratoires graves.
Les rappels vaccinaux changent-ils en 2025 ?
Pas de révolution sur ce point, mais quelques ajustements. La vaccination contre les méningocoques suit un schéma en deux doses : une première injection à 6 mois et un rappel à 12 mois. Ce système assure une protection durable et renforce l'efficacité du vaccin.
Pour les autres vaccins, les recommandations restent similaires. Les rappels contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite se font toujours à 25, 45 et 65 ans, puis tous les 10 ans après 65 ans.
Pourquoi autant de rappels ? Parce que la mémoire immunitaire diminue progressivement avec le temps. L'injection de rappels stimule à nouveau la production d'anticorps et garantit une protection optimale.
Quel impact sur la santé publique ?
Chaque évolution du calendrier vaccinal vise un objectif collectif : réduire la propagation des maladies infectieuses et protéger les populations à risque. En augmentant la couverture vaccinale, on évite les épidémies et leurs conséquences sur le système de santé.
Par exemple, parmi les personnes de 65 ans et + hospitalisées pour une infection invasive à pneumocoque, plus de 10% en décèdent et plus d’un quart passe en réanimation. La vaccination contre le pneumocoque pourrait réduire les hospitalisations liées aux infections respiratoires chez les plus de 65 ans.
En Australie on observe une réduction de l’incidence des infections invasives à méningocoques de types CWY après l’introduction d’une dose unique de vaccin de 83% (intervalle de confiance (IC) 95 % : 61 - 93) chez les nourrissons et les adolescents/jeunes adultes éligibles à la vaccination.
Nous pouvons, avec l’obligation vaccinale, tendre vers une baisse significative des cas de méningites chez les nourrissons d’ci 2030.
Les campagnes de sensibilisation sont aussi renforcées. En France, environ près d’une personne sur 5 estimes ne pas être à jour de ses vaccinations. Plus d’un quart (28%) des personnes de 15 à 79 ans ne connait pas la nature de sa dernière. Vaccination, chiffre qui grimpe à 48% parmi les 15-30 ans.
Y a-t-il des effets secondaires à prévoir ?
Comme tout vaccin, les nouvelles injections introduites en 2025 peuvent entrainer quelques effets secondaires. Mais rassurez-vous, ils sont généralement bénins et transitoires.
La plupart des vaccins provoquent des réactions locales, comme une rougeur ou une douleur au point d'injection. Certains peuvent entrainer une fièvre légère ou une fatigue passagère. Ces symptômes disparaissent en 24 a 48 heures.
Des effets secondaires plus rares existent, mais les bénéfices des vaccins surpassent largement ces risques. Les réactions allergiques sont rares (1 cas sur 450 000 vaccinés).
Alors, si une injection peut vous éviter une maladie grave, autant ne pas s'en priver, non ?
Sources : santepubliquefrance.fr, has-sante.fr, vidal.fr, sante.gouv.fr, ameli.fr